santé de l'adolescent

GESTION HYGIENIQUE DES MENSTRUES

Au Bénin, le manque d’information, la pauvreté, les restrictions culturelles et religieuses créent souvent des difficultés à la gestion hygiénique des menstrues.

PLAN DE PRESENTATION

  1. DEFINITION DES CONCEPTS
  2. RECONNAISSANCE
  3. PRISE EN CHARGE
  4. GESTION DES MENSTRUES A L’ECOLE

 

  1. DEFINITION DES CONCEPTS

Les menstrues sont un écoulement sanguin périodique par voie vaginale chez la femme, calqué sur le cycle biologique. Elles constituent un phénomène physiologique dû à la desquamation et à l’élimination de la muqueuse utérine, se produisant chez la femme de la puberté à la ménopause, lorsqu’il n’y a pas eu de fécondation.

La Gestion Hygiénique des Menstrues (GHM) consiste à mettre en œuvre des stratégies pour protéger la santé et le bien être des femmes pendant les périodes des règles. La GHM couvre d’une part, les moyens par lesquels les femmes restent propres et en bonne santé pendant les menstruations, et d’autre part, le mode d’acquisition, l’utilisation et l’élimination des produits qui absorbent le sang menstruel.

      2.    RECONNAISSANCE

  • Circonstances de découverte
  • Ménarche : la mère amène sa fille adolescente en consultation pour s’assurer qu’il s’agit bien des règles et obtenir des informations sur la gestion des règles. 
  • Dysménorrhée : règles douloureuses

Eliminer une violence sexuelle ou un traumatisme vaginal.

  • Signes
  • Ecoulement spontané de sang par voie vaginale dans un contexte de puberté
  • Seins sensibles
  • Crampes abdominales ; les crampes abdominales graves sont appelées « dysménorrhée »
  • Douleurs musculaires
  • Maux de tète
  • Fatigue
  • Irritabilité
  • Acné

 

        3.  PRISE EN CHARGE

  • Expliquer à la mère le développement pubertaire normal (physique et psychologique) chez la fille ;
  • Considérations pratiques :
    • Utilisation de serviettes hygiéniques à bas prix
    • Mise à disposition d’installations sanitaires adaptées aux femmes
    • Amélioration de l’accès à des médicaments antidouleur
    • Amélioration des connaissances et du niveau d’éducation sur la santé sexuelle
    • Apprendre à la fille à maitriser son cycle menstruel en notant sur un petit calendrier les dates de début et de fin des menstrues. Cela permet d’anticiper la survenue des menstrues.
  • La femme doit se laver régulièrement en insistant surtout sur les parties creuses du corps pour éviter le dépôt de saletés sur la peau et les poils et éliminer les microbes ;
  • Prendre des douches et non des bains (marigots, piscines, baignoires) ;
  • Se laver les organes génitaux externes (grandes lèvres et petites lèvres) à l’eau propre au moins 3 fois par jour ;
  • Au cours de la période menstruelle, il y a des risques d’infection de l’utérus, des trompes, des ovaires ;
  • Utiliser des serviettes hygiéniques pour absorber le sang menstruel ; il existe deux types de serviettes hygiéniques, les lavables et les jetables. La fille peut aussi confectionner ses propres serviettes hygiéniques à base de tissu de récupération propre et suffisamment absorbant pour éviter les fuites ; ces dispositifs peuvent être changés en toute intimité, aussi souvent que nécessaire ;
  • Eviter les rapports sexuels. 

 

        4.   GESTION DES MENSTRUES A L’ECOLE

Il est difficile de pratiquer la gestion hygiénique des menstrues à l’école ;

  • Au nombre des difficultés figurent : 
    • L’absence de toilettes réservées aux filles ; les toilettes sont mal entretenues, sales, pas agréables à utiliser et sans hygiène ; 
    • Le manque d’intimité pour changer les serviettes hygiéniques ; 
    • Le cout élevé des serviettes hygiéniques commerciales ;
    • L’absence de point d’eau pour se laver et laver les protections hygiéniques ; 
    • Le manque d’eau et de savon pour la toilette vulvaire ;
    • L’absence d’endroit approprié pour sécher les serviettes ;
    • Le manque de médicaments antidouleur ;
    • L’accès limité aux services de conseils et orientation ;
  • Les solutions préconisées pour remédier à ces difficultés sont les suivantes :
    • La promotion des serviettes hygiéniques à prix bas ;
    • Des installations sanitaires respectueuses des femmes ; construire des installations comprenant à la fois des latrines et une zone de lavage des serviettes
    • La mise à disposition par l’infirmerie de médicament antidouleur ;
    • L’amélioration des connaissances et du niveau d’éducation sur la santé sexuelle.

CONCLUSION

La GHM n’est pas développée dans notre pays. Beaucoup de travail reste à faire pour   comprendre les besoins en gestion de l’hygiène menstruelle et les pratiques des femmes dans notre milieu.

 

SANTE DE L'ADOLESCENT - LES NORMES

REFERENTIELS DE SOINS EN PEDIATRIE  

SANTE DE L’ADOLESCENT(E) 

Plan de développement du thème

1. Objectifs  

1.1 Objectif général  

Améliorer l’accès et la qualité des services adaptés aux besoins spécifiques des  adolescents 

1.2 Objectifs spécifiques 

1.2.1 Définir les conditions de qualité requises pour l’offre de service aux  adolescents  

1.2.2 Définir le paquet de services adaptés aux adolescents  

1.2.3 Décrire le cadre de mise en œuvre des services de santé des adolescents  1.2.4 Décrire le cadre de suivi évaluation 

2 . Les Normes  

2 – 1 Généralités sur les adolescents  

2- 1-1 Définition des concepts  

2-1- 2 Normes sur les services à fournir aux adolescents  

2-1- 3 Normes en équipement et matériels 

2-1- 4 Normes en ressources humaines  

2-1- 5 Normes en organisation  

3 – Les protocoles de soins  

3 – 1 Santé sexuelle et reproductive  

3 – 2 Santé mentale  

3 – 3 Déviances comportementales chez les adolescents ( toxicomanie ) 

3 – 4 Aspects comportementaux de la puberté  

3 – 4 – 1 Hygiène et gestion des menstrues  

3 – 4 – 2 Problème des filles mères  

4 – Les indicateurs de performance du centre ( Docteur QUENUM Alban ) 

5 – Le cout d’un centre / Financement  

 

2 – 1 – 1 Définition des concepts 

Adolescence : Est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme la  période de la vie pendant laquelle une personne n’est plus enfant mais n’est pas encore un  adulte. Il s’agit d’une période au cours de laquelle une personne subit de profonds  changements physiques et psychologiques . 1 

Adolescent(e)s : Ce sont des individus appartenant à la tranche d’âge de 10-19 ans. 

Jeunes : Sont définis comme des individus appartenant au groupe d’âge de 15-24 ans.  Ces deux groupes d’âges qui se recoupent forment la jeunesse qui rassemble les 2 personnes de la tranche d’âge de 10 à 24 ans.  

Activités de terrain / Stratégie avancée (Offre de soins de santé) : Toute activité liée à la  santé qui est coordonnée par le système de santé qui a lieu hors site (à l’extérieur des  locaux des établissements de santé. Les activités de sensibilisation peuvent être effectuées  par les fournisseurs de soins de santé (par exemple les infirmières qui effectuent  l’éducation pour la santé dans les classes ou les médecins qui effectuent des examens  médicaux dans les écoles), ou par des agents de sensibilisation. Le but des activités de  terrain pour les soins de santé des adolescents est d’amener les services à proximité de  l’endroit où les adolescents sont: les écoles, les universités, les clubs, les églises, les lieux de travail, des abris, ou les lieux où les jeunes se réunissent, et à rapprocher les services  des groupes vulnérables des adolescents.  

 Comme exemples d’activités de sensibilisation nous pouvons citer l’éducation pour la  santé, la distribution de préservatifs et d’autres produits.  

Attitude: Le point de vue d’une personne (les valeurs et les croyances) sur une chose, un  processus ou une personne qui conduit souvent à un comportement positif ou négatif.  

Capacité requise: L’aptitude de l’adolescent à comprendre les choses touchant à sa vie et  à sa santé qui change avec l’âge et la maturité. Plus l’adolescent connait et est  expérimenté et comprend, plus le parent, le tuteur légal ou d’autres personnes légalement  responsables de ce dernier, ont le devoir de le conseiller et de rappeler les conseils et ;  plus tard ; échanger avec lui sur les mêmes pieds d’égalité . Dans le domaine des soins de 3 santé, cela signifie que plus l’adolescent mûrit/grandit, plus il est éclairé dans les choix  concernant les aspects des soins. Le fait que l’adolescent est très jeune ou dans une  situation de vulnérabilité (par exemple, a un handicap, appartient à un groupe minoritaire,  est un migrant, etc.) ne peut pas lui ôter le droit d’exprimer ses opinions, ni réduit son  pouvoir de donner son point de vue, de déterminer ses intérêts3 dans les choix concernant  les gammes de soins.  

Norme : Est l’ensemble des règles de conduite qu’il convient de suivre au sein d’une  équipe. C’est un état habituellement répandu ou un moyen considéré le plus souvent  comme une règle à suivre. Son non respect place l’individu à « la marge » de l’équipe et  peut impacter négativement sur la qualité des prestations et le rendement du groupe.  

Standard : C’est un niveau de performance approuvé par une autorité ou par consensus  pour garantir une qualité optimale de services à offrir, autrement dit, il s’agit d’une base  de référence ou de comparaison.  

Standards de services de santé adaptés aux adolescents et jeunes : Ce sont des  niveaux minimaux de performance auxquels doit répondre tout service de santé qui soit  adapté aux besoins des adolescents et des jeunes.  

Prestataires de services : Le terme « prestataire de services » indique ici toute personne  pouvant avoir un rôle à jouer dans l’offre des services ou l’utilisation des services par les  adolescents et les jeunes. Il est important que les prestataires connaissent les normes  standards en rapport avec leur implication.  

Paquet d’intervention à haut impact : Le paquet d’intervention à haut impact est un  ensemble minimal d’intervention essentielles intégrées, choisies parmi les plus efficaces,  que le gouvernement en fonction des ressources, s’engage à rendre disponible et  accessibles à l’ensemble des adolescents et jeunes, en vue d’améliorer leur état de santé,  leur développement et leur bien-être.  

Pairs éducateurs : Le Pair Éducateur est une personne qui répond à des critères de  bonnes conduites vivant au sein du groupe et qui est formé pour aider ses camarades dans  sa communauté à adopter un comportement sain et responsable par l’acquisition de  connaissances, d’aptitudes et d’attitudes sur des sujets donnés. Ex: Santé de la  reproduction y compris VIH/SIDA. Il est chargé d’informer et de communiquer avec des  personnes semblables à lui par l’âge, l’occupation, le sexe, le statut social, etc. : ce sont  ses pairs.  

 

2-1-2 Normes sur les services à fournir aux adolescents 

Les services à fournir aux adolescents se présentent comme suit :  

  • Service ludique  
  • Service clinique  
  1. Services ludiques 

              Internet  

              Play station  

              Ludo  

             Baby foot 

             Carte  

            Domino 

            Dame  

             Scrabble  

        2.  Services cliniques  

  • Counseling /Dépistage VIH/SIDA (gratuit)  
  • Prise en charge VIH/SIDA (gratuit)  
  • Planification familiale : contraception simple et contraception d’urgence (payant à  tarif très réduit)  
  • Dépistage paludisme (TDR gratuit)  
  • Prise en charge du paludisme (payant)  
  • Bilan prénuptial (payant)  
  • Soins après avortement (payant)  
  • Prise en charge des infections simples (payant)  
  • Prise en charge des infections sexuellement transmissibles (payant) 
  • Soutien psychologique (payant pour les cas spécifiques)  
  • CPN chez les jeunes et adolescentes (payant)  

        3. Service Communication  

  • Prévoir des conférences débats sur des chaines de radio  
  • Des séances de sensibilisation (IEC)  

 

Petite Pharmacie  

La pharmacie contiendra des produits permettant :  

➢ la prise en charge du paludisme simple  

Membres : Docteurs ADELOU Kakpossi- QUENUM Alban – SAIZONOU Rigobert – NAGO Marie Rose – CHIDIKOFAN Violette – MANEFO Emilie  Page 5

➢ la prise en charge des infections simples  

➢ la prise en charge des avortements (soins après avortement)  

➢ la contraception  

 

Les produits proposés  

  • Amoxicilline  
  • Pénicilline V  
  • Fer foldine  
  • Cytotec  
  • Doxycicline  
  • flagyl  
  • Combinaison Thérapeutique à base d’Athémisine  
  • Ibuprofène  
  • Paracétamol  
  • Produits de Planification Familiale (préservatif, pilule, stérilet, noristérat, implants,)  
  •  

Les jours de services  

Du Lundi au Vendredi de 9h à 19h et le samedi de 9h à 13h  

 

Organisation du travail  

Nous avons :  

  • le Personnel permanent pour organiser le tour des agents, 
  • le personnel de rotation composé des stagiaires, d’un agent d’entretien et d’un aide  soignant. 

 

2-1-3 Normes en équipement et matériels ( Docteur SAIZONOU )  

L’offre des services de santé des adolescents et jeunes ne demande pas un investissement  spécial en équipement et matériel. L’essentiel est d’avoir un cadre dans le lequel  l’adolescent se sent à l’aise et en sécurité.  

 

2-1- 4 Normes en ressources humaines  

Plusieurs catégories de personnel sont impliquées dans l’offre des services aux  adolescents et jeunes en fonction de la nature des prestations.  

Les prestataires de services de la SAJ peuvent être :  

  • Personnel de santé de toutes catégories : personnel médical et paramédical  (médecins, biologistes, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, techniciens  de laboratoire, aides-soignants), personnel administratif et personnel d’appui  dans les formations sanitaires ;
  •  Assistants et éducateurs sociaux ;
  • Educateurs et enseignants ;
  •  Pairs éducateurs et relais communautaires
  •  Psychologues et les sociologues ;
  •  Professionnels de la communication ;
  •  Agents des ONG/Associations ;
  • Membres des réseaux et organisations des adolescents et des jeunes.

 

 2-1-5 Normes en organisation de service  

Chaque espace d’information pour les adolescents et jeunes doit disposer :  

  • Un plan qui indique, chaque mois, les activités d’IEC à mener dans la communauté  et au sein de l’espace d’information;  
  • Des matériels IEC : boîtes à images, affiches, dépliants, matériels de projection de  films, matériels de sonorisation, support audiovisuels éducatifs, appareil photo,  camera, jeux divers ; 

  • Des tables et chaises, armoires, poubelles, flip chart et marqueurs ; 

  • Outil de gestion : registre de fréquentation, canevas de rapport ; 

  • Un espace doit avoir au moins 6 m de long et 4 m de large soit 24 mètres carrés et  pouvoir contenir au moins 20 adolescents ou jeunes au même moment. L’espace  peut varier selon la catégorie de la formation sanitaire.

L’essentiel pour offrir les services aux adolescents et jeunes réside plus dans la qualité que  dans la quantité. Il n’est pas nécessaire de recruter un personnel pour s’occuper  exclusivement des adolescents et jeunes au niveau du système de santé. Les normes  nationales en matière de ressources humaines restent valables. Ainsi : 

a – Les services cliniques doivent être offerts par des agents qualifiés Ils sont soutenus par  les aides-soignants dont le rôle est très important surtout dans l’accueil des adolescents et  jeunes. Les prestataires doivent bénéficier d’une formation complémentaire sur les  aspects spécifiques liés à l’organisation des soins aux adolescents et jeunes. Toutefois, il  peut arriver de rendre disponibles certains services cliniques bien précis au niveau  communautaire pour résoudre des problèmes d’accessibilité.

Les prestataires doivent :  

o Comprendre le développement normal de l’adolescent, son impact et ses  conséquences sur la santé et pour la promotion de la santé.  

o Savoir communiquer efficacement avec un client adolescent.  

o Connaître et pouvoir appliquer dans la pratique clinique, les lois et les  politiques qui organisent les soins de santé des adolescents.  

o Connaître et respecter dans l’offre les normes des services de qualité pour  adolescents.  

b- Les services non cliniques sont l’apanage des relais communautaires et des pairs  éducateurs.  

c- Le paquet des Services à Base Communautaire (SBC) doit être conforme aux  directives de la santé communautaire. Les acteurs communautaires jouent un grand  rôle dans la communication pour un changement de comportement, la prise en  charge surtout l’accompagnement psychologique, l’identification des cas,  l’organisation de la référence et la recherche des perdus de vue. Tous les acteurs du  niveau communautaire doivent travailler en étroite collaboration avec les centres  de santé (CS) vers lesquels ils devront orienter les adolescents et jeunes ayant des  problèmes de santé pour une bonne prise en charge. Ils devront par ailleurs  transmettre leur rapport d’activités au responsable du CS de leur zone  d’intervention. Ils doivent être régulièrement supervisés par les agents qualifiés.  

Les prestataires communautaires doivent répondre aux critères de désignation des  relais communautaires et des pairs éducateurs. L’identification des acteurs  communautaires doit respecter la procédure en la matière. 

3 – Les protocoles de soins  

3 – 1 Santé sexuelle et reproductive  

3 – 2 Santé mentale  

3 – 3 Déviances comportementales chez les adolescents ( toxicomanie ) 

3 – 4 Aspects comportementaux de la puberté  

3 – 4 – 1 Hygiène et gestion des menstrues ( Docteur NAGO Marie Rose ) 

3 – 4 – 2 Problème des filles mères  

4 – Les indicateurs de performance du centre ( Docteur QUENUM Alban ) 

5 – Le cout d’un centre / Financement  

 

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